{"id":938,"date":"2020-01-04T21:27:42","date_gmt":"2020-01-04T20:27:42","guid":{"rendered":"http:\/\/lazermi.noblogs.org\/?p=938"},"modified":"2020-04-07T10:39:54","modified_gmt":"2020-04-07T08:39:54","slug":"la-production-de-plus-value-absolue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/?p=938","title":{"rendered":"La production de plus-value absolue"},"content":{"rendered":"<h1 align=\"center\"><span style=\"font-size: large\"><b><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-887 alignleft\" src=\"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/files\/2019\/10\/heinrich2-172x300.jpg\" alt=\"\" width=\"172\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/files\/2019\/10\/heinrich2-172x300.jpg 172w, https:\/\/liremarx.noblogs.org\/files\/2019\/10\/heinrich2.jpg 286w\" sizes=\"auto, (max-width: 172px) 100vw, 172px\" \/>Commentaire par Michael Heinrich du d\u00e9but du chapitre 5 du <i>Capital<\/i>\u00a0: Proc\u00e8s de travail et proc\u00e8s de valorisation<\/b><\/span><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Traduction d&rsquo;un extrait de \u00ab\u00a0Wie das Marxsche Kapital lesen?\u00a0\u00bb (Comment lire le\u00a0<em>Capital<\/em> de Marx?) vol. 2, de Michael Heinrich. Le volume 1 portant sur les chapitres 1 et 2 est paru aux \u00e9ditions Smolny.<\/p>\n<p align=\"justify\">Comme indiqu\u00e9 \u00e0 la fin du 4<sup>e<\/sup> chapitre, il est maintenant question du proc\u00e8s de production. La table des mati\u00e8res montre bien que la production n\u2019est pas uniquement le th\u00e8me de la troisi\u00e8me section, mais aussi de la quatri\u00e8me et de la cinqui\u00e8me. Il n\u2019est pas imm\u00e9diatement expliqu\u00e9 ce qui est entendu par \u00ab\u00a0survaleur absolue\u00a0\u00bb. Cela n\u2019aura lieu que dans le 10<sup>e<\/sup> chapitre, c\u2019est-\u00e0-dire dans le quatri\u00e8me paragraphe.<\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p><b>Chapitre 5\u00a0: proc\u00e8s de travail et proc\u00e8s de valorisation<\/b><\/p>\n<p><b>1) Proc\u00e8s de travail<\/b><\/p>\n<blockquote><p>L&rsquo;usage de la force de travail, c&rsquo;est le travail proprement dit. L&rsquo;acheteur de la force de travail la consomme en faisant travailler son vendeur. Celui-ci devient ainsi en acte une force de travail en action, alors qu&rsquo;il ne l&rsquo;\u00e9tait auparavant qu\u2019en puissance. p. 199<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Marx avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit \u00e0 la page 181 (\u2026) que la force de travail \u00e9tait le \u00ab\u00a0r\u00e9sum\u00e9 de toutes les capacit\u00e9s physiques et intellectuelles [\u2026] qu&rsquo;il [l\u2019homme] met en mouvement chaque fois qu&rsquo;il produit des valeurs d&rsquo;usage\u00a0\u00bb <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>. Il y ajoute cette fois la distinction aristot\u00e9licienne entre potentia et actu\u00a0: Dans le travail, le travailleur utilise ces facult\u00e9s (<i>F\u00e4higkeit<\/i>) qui sont constitutives de sa force de travail, la force de travail est alors effectivement mise en \u0153uvre (actu). Avant cela, cette mise en \u0153uvre \u00ab\u00a0n\u2019existait\u00a0\u00bb<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a> qu\u2019en tant que possibilit\u00e9 (potentia).<\/p>\n<blockquote><p>Pour repr\u00e9senter son travail dans des marchandises, il faut d&rsquo;abord qu&rsquo;il le repr\u00e9sente dans des valeurs d&rsquo;usage, dans des choses q ui servent \u00e0 satisfaire des besoins d&rsquo;une esp\u00e8ce quelconque.<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">D\u00e9j\u00e0 \u00e0 la fin du premier paragraphe du chapitre 1 (Les deux facteurs de la marchandise), Marx avait pos\u00e9 que le pr\u00e9suppos\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de la transformation du produit du travail en marchandise consistait en ce que le produit du travail soit une valeur d\u2019usage, plus pr\u00e9cis\u00e9ment une valeur d\u2019usage <i>pour d\u2019autres<\/i><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a>.<\/p>\n<blockquote><p>Mais la production de valeur d&rsquo;usage, ou de denr\u00e9es, ne change pas de nature g\u00e9n\u00e9rale du fait qu&rsquo;elle a lieu pour le capitaliste et sous son contr\u00f4le. Il faut donc consid\u00e9rer d\u2019abord le proc\u00e8s de travail ind\u00e9pendamment de toute forme sociale d\u00e9termin\u00e9e.<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Il faut bien lire la premi\u00e8re phrase. Marx n\u2019affirme <i>pas <\/i>qu\u2019il est indiff\u00e9rent pour le proc\u00e8s de travail qu\u2019il soit organis\u00e9 de mani\u00e8re capitaliste ou non, il pose simplement que la \u00ab\u00a0nature g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb de la production de valeurs d\u2019usage n\u2019en est pas chang\u00e9e pour autant. Cette \u00ab\u00a0nature g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb du proc\u00e8s de travail, c\u2019est-\u00e0-dire ce qui est ind\u00e9pendant \u00ab\u00a0de toute forme sociale d\u00e9termin\u00e9e\u00a0\u00bb est ce que Marx veut \u00e0 pr\u00e9sent analyser. Mais le proc\u00e8s de travail n\u2019existe que dans des formes sociales sp\u00e9cifiques. Ce que Marx analyse donc ici ce sont les <i>moments abstraits <\/i>de tout proc\u00e8s de travail (ce qu\u2019il explicite p. 207<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a>).<\/p>\n<p><b>a) Caract\u00e9ristique g\u00e9n\u00e9rale du proc\u00e8s de travail humain, \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb de l\u2019homme<\/b><\/p>\n<blockquote><p>Le travail est d &lsquo;abord un proc\u00e8s qui se passe entre l &lsquo;homme et la nature, un proc\u00e8s dans lequel l &lsquo;homme r\u00e8gle et contr\u00f4le son m\u00e9tabolisme avec la nature par la m\u00e9diation de sa propre action. p.199<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Marx avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit au sujet du travail concret-utile dans le deuxi\u00e8me paragraphe du premier chapitre (\u00ab\u00a0Le double caract\u00e8re du travail repr\u00e9sent\u00e9 dans les marchandises\u00a0\u00bb)\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>le travail , en tant que formateur de valeurs d&rsquo;usage, en tant que travail utile, est pour l&rsquo;homme une condition d&rsquo;existence ind\u00e9pendante de toutes les formes de soci\u00e9t\u00e9, une n\u00e9cessit\u00e9 naturelle \u00e9ternelle, m\u00e9diation indispensable au m\u00e9tabolisme qui se produit entre l&rsquo;homme et la nature, et donc \u00e0 la vie humaine. p. 48<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Ce que Marx analyse maintenant, ce sont les propri\u00e9t\u00e9s de ce travail concret-utile qui est une condition d\u2019existence ind\u00e9pendante de la forme sociale. Marx constate au sujet de l\u2019homme qui travaille\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>Il se pr\u00e9sente face \u00e0 la mati\u00e8re naturelle comme une puissance naturelle lui-m\u00eame. Il met en mouvement les forces naturelles de sa personne physique. ses bras et ses j ambes, sa t\u00eate et ses mains pour s&rsquo;approprier l a mati\u00e8re naturelle sous une forme utile \u00e0 sa propre vie. p.199<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">En ce que Marx \u00e9crit que l\u2019homme fait face \u00e0 la \u00ab\u00a0mati\u00e8re naturelle\u00a0\u00bb en tant qu\u2019elle est une \u00ab\u00a0puissance naturelle\u00a0\u00bb, il souligne que l\u2019homme est aussi \u00ab\u00a0naturel\u00a0\u00bb\u00a0: il n\u2019est pas plac\u00e9 au-del\u00e0 de la nature, mais au contraire, en est une partie.<\/p>\n<blockquote><p>Mais en agissant sur la nature ext\u00e9rieure et en la modifiant par ce mouvement, il modifie aussi sa propre nature. Il d\u00e9veloppe les potentialit\u00e9s qui y sont en sommeil , et soumet \u00e0 sa propre gouverne le jeu des forces qu&rsquo;elle rec\u00e8le. p.199-200<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Il est encore question ici de la \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb de l\u2019homme, comme il l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 p. 193<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a>, mais cette fois dans un sens moins g\u00e9n\u00e9ral qu\u2019alors\u00a0: Le constat que l\u2019homme par la transformation de la nature ext\u00e9rieure d\u00e9veloppe aussi sa propre nature, ne vaut pas pour les \u00ab\u00a0formes primitives du travail, qui rel\u00e8vent encore de l&rsquo;instinct animal.\u00a0\u00bb (p. 200), mais seulement pour \u00ab\u00a0le travail sous une forme qui appartient exclusivement \u00e0 l&rsquo;homme\u00a0\u00bb (ibid.). Marx entreprend ici une limitation fondamentale entre l\u2019animal et l\u2019homme afin de d\u00e9terminer le proc\u00e8s de travail <i>sp\u00e9cifiquement humain<\/i>, qui se base sur des facult\u00e9s humaines \u00e9l\u00e9mentaires\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>Une araign\u00e9e accomplit des op\u00e9rations qui s&rsquo;apparentent \u00e0 celles du tisserand , et une abeille en remontre \u00e0 maint architecte humain dans la construction de ses cellules. Mais ce qui distingue d&#8217;embl\u00e9e le plus mauvais architecte de la meilleure abeille, c&rsquo;est qu&rsquo;il a construit la cellule dans sa t\u00eate avant de la construire dans la cire. p.200<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">La premi\u00e8re de cette facult\u00e9 humaine que Marx retient ici est l\u2019<i>anticipation<\/i> de possibles actions.<\/p>\n<blockquote><p>Le r\u00e9sultat auquel aboutit le proc\u00e8s de travail \u00e9tait d\u00e9j \u00e0 au commencement dans l\u2019imagination du travailleur, existait donc d\u00e9j\u00e0 en id\u00e9e. Non pas qu&rsquo;il effectue simplement une modification dans la forme de la r\u00e9alit\u00e9 naturelle : il y r\u00e9alise en m\u00eame temps son propre but,\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p>La deuxi\u00e8me facult\u00e9 est l\u2019<i>intentionnalit\u00e9<\/i>\u00a0: la capacit\u00e9 \u00e0 anticiper diff\u00e9rents r\u00e9sultats rend possible de pouvoir faire un choix entre diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s, poursuivre un but d\u00e9termin\u00e9. Il poursuit\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>&#8230;qu&rsquo;il conna\u00eet, qui d\u00e9termine comme une loi la modalit\u00e9 de son action, et auquel il d oit subordonner sa volont\u00e9. Et cette soumission n &lsquo;est pas un acte isol\u00e9 et singulier. Outre l&rsquo;effort des organes au travail , il faut une volont\u00e9 conforme \u00e0 ce but, s &lsquo;exprimant dans une attention soutenue pendant toute la dur\u00e9e du travail\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"justify\">La troisi\u00e8me facult\u00e9 est la <i>r\u00e9flexivit\u00e9\u00a0<\/i>: je dois r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce que je fais et pour quelles raisons, c\u2019est seulement ainsi que je peux adapter mes actions \u00e0 mes intentions, c\u2019est seulement ainsi que je peux soumettre ma volont\u00e9 \u00e0 une fin. L\u2019anticipation, l\u2019intentionnalit\u00e9 et la r\u00e9flexivit\u00e9 sont constitutives de \u00ab\u00a0l\u2019activit\u00e9 ad\u00e9quate \u00e0 une fin\u00a0\u00bb qui est sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019homme.<\/p>\n<p align=\"justify\">Lorsque Marx affirme que les hommes \u00ab\u00a0modifient\u00a0\u00bb leur propre nature, \u00ab\u00a0d\u00e9veloppent des potentialit\u00e9s qui sont en sommeil\u00a0\u00bb dans ce proc\u00e8s de travail sp\u00e9cifiquement humain, et qu\u2019ils ne font pas qu\u2019am\u00e9liorer les capacit\u00e9s qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0, il propose une quatri\u00e8me capacit\u00e9, celle universelle de l\u2019<i>apprentissage<\/i>. Puisqu\u2019il ne s\u2019agit pas seulement de l\u2019am\u00e9lioration du proc\u00e8s de travail isol\u00e9 (ce dont les animaux plus d\u00e9velopp\u00e9s sont aussi en mesure de faire), les capacit\u00e9s mises en \u0153uvre dans ce proc\u00e8s de travail seront d\u00e9velopp\u00e9es, et elles seront utilis\u00e9es pour d\u2019autres proc\u00e8s de travail, et pourront \u00eatre combin\u00e9es avec d\u2019autres facult\u00e9s. Factuellement (c\u2019est-\u00e0-dire sans utiliser ces concepts), l\u2019analyse par Marx du proc\u00e8s de travail sp\u00e9cifiquement humain contient les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une anthropologie minimale. Celle-ci ne pose pourtant pas pour autant une \u00ab\u00a0essence de l\u2019homme\u00a0\u00bb immuable et ahistorique, mais elle identifie les conditions qui rendent possibles que les capacit\u00e9s et les besoins de l\u2019homme se d\u00e9veloppent et se modifient dans son interaction avec la nature ext\u00e9rieure.<\/p>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p class=\"sdfootnote\" align=\"justify\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> \u00ab\u00a0Par force de travail ou puissance de travail nous entendons le r\u00e9sum\u00e9 de toutes les capacit\u00e9s physiques et intellectuelles qui existent dans la corpor\u00e9it\u00e9, la personnalit\u00e9 vivante d&rsquo;un \u00eatre humain, et qu&rsquo;il met en mouvement chaque fois qu&rsquo;il produit des valeurs d&rsquo;usage d&rsquo;une esp\u00e8ce quelconque.\u00a0\u00bb PUF p.188, mew 23, S.181<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a> Vorhanden sein\u00a0: \u00eatre disponible, ici, \u00eatre appr\u00e9hendable par l\u2019exprit.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\">\n<p class=\"sdfootnote\" align=\"justify\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a>\u00ab\u00a0Une chose peut \u00eatre utile et \u00eatre le produit du travail humain , sans \u00eatre une march andise. Celui qui satisfait son besoin par le produit de son travail cr\u00e9e certes de la valeur d &lsquo; usage, mais pas de marchandise. Pour produire de la marchandise, il faut non seulement q u &lsquo;il produise de la valeur d &lsquo;usage, mais que ce soit de la valeur d&rsquo; usage pour d &lsquo;autres, de la valeur d &lsquo; usage sociale.\u00a0\u00bb (p.46)<\/p>\n<p class=\"sdfootnote\" align=\"justify\">\u00ab\u00a0Ein Ding kann n\u00fctzlich und Produkt menschlicher Arbeit sein, ohne Ware zu sein. Wer durch sein Produkt sein eigenes Bed\u00fcrfnis befriedigt, schafft zwar Gebrauchswert, aber nicht Ware. Um Ware zu produzieren, mu\u00df er nicht nur Gebrauchswert produzieren, sondern Gebrauchswert f\u00fcr andre, gesellschaftlichen Gebrauchswert.\u00a0\u00bb Mew 23 S.55<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p class=\"sdfootnote\" align=\"justify\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a>\u00ab\u00a0Le proc\u00e8s de travail , tel que nous l&rsquo;avons expos\u00e9 dans ses moments simples et abstraits, est une activit\u00e9 qui a pour fin la fabrication de valeurs d &lsquo;usage, il est l &lsquo;appropriation de l &lsquo;\u00e9l\u00e9ment naturel en fonction des besoins humains, il est la condition g\u00e9n\u00e9rale du m\u00e9tabolisme entre l &lsquo;homme et la nature, la condition naturelle \u00e9ternelle de la vie des hommes ; il est donc ind\u00e9pendant de telle ou telle forme qu&rsquo;elle rev\u00eat, mais au contraire \u00e9galement commun \u00e0 toutes ses formes sociales.\u00a0\u00bb p. 207, mew23, S. 198.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote5\">\n<p class=\"sdfootnote\" align=\"justify\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\">5<\/a>\u00ab\u00a0Si l &lsquo; on veut modifier la nature humaine g\u00e9n\u00e9rale de telle sorte qu&rsquo;elle acqui\u00e8re habilet\u00e9 et savoir faire dans une branche de travail d\u00e9termin\u00e9e, qu&rsquo;elle devienne une force de travail d\u00e9velopp\u00e9e sp\u00e9cifique, il faut une formation ou une \u00e9ducation d\u00e9termin\u00e9e qui, \u00e0 son tour, co\u00fbte une somme plus ou moins grande d&rsquo;\u00e9quivalents marchandises.\u00a0\u00bb (p. 193, mew23, S. 186)<\/p>\n<p align=\"justify\">Traduit par I.J. (2019).<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Commentaire par Michael Heinrich du d\u00e9but du chapitre 5 du Capital\u00a0: Proc\u00e8s de travail et proc\u00e8s de valorisation &nbsp; &nbsp; Traduction d&rsquo;un extrait de \u00ab\u00a0Wie das Marxsche Kapital lesen?\u00a0\u00bb (Comment lire le\u00a0Capital de Marx?) vol. 2, de Michael Heinrich. Le &hellip; <a href=\"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/?p=938\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":14481,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,19,20],"tags":[],"class_list":["post-938","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-capital","category-marx","category-michael-heinrich"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/938","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/14481"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=938"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/938\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1968,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/938\/revisions\/1968"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=938"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=938"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/liremarx.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=938"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}