
Article paru dans les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 114 | 2011, 20-37.
Qui sont les premiers éditeurs des traductions françaises de Marx et Engels ? Quels sont ces hommes qui, dans le dernier tiers du xixe siècle, vont ainsi permettre que commencent à circuler leurs œuvres et que se répandent leurs idées à travers ce média spécifique qu’est le livre ? La question pourrait sembler, à première vue, presque anecdotique tant il est vrai que – l’édition du Capital par Maurice Lachâtre en 1875 faisant figure d’exception – aucun ouvrage des deux fondateurs de la doctrine n’est publié avant 1880, et que l’on n’en compte que six (dont deux sont des popularisations du Capital) entre 1880 et 1894. Mais la situation change alors brusquement, avec l’entrée en lice d’éditeurs universitaires. De sorte que l’on assiste en revanche, au tournant du siècle, à une véritable floraison de titres.
Début d’un article de 
Recension par Chris O’Kane de Michael Heinrich, An Introduction to the Three Volumes of Karl Marx’s Capital
Recension par Chris Byron de Michael Heinrich, Karl Marx and the Birth of Modern Society: The Life of Marx and the Development of His Work (Volume I: 1818-1841)
Notes de lecture par Paul Raekstad de Dan Swain, None So Fit to Break the Chains: Marx’s Ethics of Self-Emancipation (20 septembre 2020)
Profit raten: On Coronavirus and Crisis — Michael Heinrich
Incontournable publication de textes sur et de Marx, dans un format original, mais qui permet de restituer une pensée complexe et riche, Le dernier Marx paru aux éditions de l’Asymétrie fera l’objet d’une note de lecture du site liremarx. En attendant celle-ci, nous relayons ce compte-rendu de lecture de Frédéric Monferrand publié en juin 2020 dans La vie des idées, à lire donc
Professeur de civilisation allemande à l’Université de Lyon puis à celle d’Aix-Marseille, Jacques Grandjonc (1933-2000) explora en archiviste, historien, démographe et philologue l’émigration allemande au XIXe siècle. Il présenta dans le Dictionnaire de Maitron et, surtout, dans Marx et les communistes allemands à Paris la vie de ces proscrits qui, entre la Ruhr, Bruxelles, Paris et Londres, mangèrent le « pain amer de l’exil ». Il dirigea également des travaux sur l’internement d’Allemands et d’Autrichiens avant et pendant la Seconde Guerre mondiale (Zone d’ombres, 1933-1944). Au début des années 1990, il fut, avec l’aide de l’Institut d’histoire sociale d’Amsterdam et de la Maison Karl-Marx de Trèves, le principal artisan de la reprise, sous de nouveaux critères — non politiques —, de l’édition des œuvres complètes de Marx et d’Engels (MEGA). Dans cet entretien édité en 1993, Jacques Grandjonc retrace les enjeux historiques et politiques qui ont traversé l’histoire des éditions complètes de Marx et Engels.
Alain Bihr, La logique méconnue du Capital, 2010.
La fonction de la katabase chez Marx.
Jon Elster,
Maximilien Rubel : Marx théoricien de l’anarchisme
Rolf Hecker : Springpunkte. Beiträge zur Marx-Forschung und « Kapital »-Diskussion (Contributions à la recherche sur Marx et aux discussions sur le Capital).
Le texte ci-dessous constitue la préface d’un ouvrage récent très intéressant réédité par les Editions Syllepse : Essais sur la théorie de la valeur de Marx (d’Isaac Roubine).