Fabian van Onzen, Service Workers in the Era of Monopoly Capital (Les travailleurs du secteur des services à l’ère du capital monopolistique), Haymarket Books, Chicago, 2022. 220 pp., $25,
ISBN 9781642597967
Recension de Quintus Magnus,
Ce que l’on appelle les emplois dans les services et le commerce de détail peut désigner de nombreux métiers, des agents d’entretien aux baristas, des chauffeurs de bus aux managers, des designers aux archivistes. Cependant, dans la théorie marxiste, la classification des emplois dans les services et le commerce de détail demeure controversée. La controverse principale repose sur deux débats : celui de déterminer si les travailleurs des services et du commerce de détail produisent de la plus-value et celui de déterminer si ce groupe appartient à la classe ouvrière.
La question de l’éthique marxienne et dans l’histoire du mouvement ouvrier est centrale. Elle a en particulier été soulevée par des auteurs français, aux antipodes desquels se trouvent Althusser et Rubel. Un livre vient nous apporter une vision particulière, dont on peut cependant d’ores et déjà identifier certains écueils, comme l’importance conférée à la dialectique, ou au matérialisme historique. Ne nous y arrêtons pas et lisons la recension parue sur
La fin de l’utopie, Herbert Marcuse, 1968
Peter Green

C

Ce livre se présente comme un essai littéraire, le témoignage de la rencontre entre un homme, Marx et le monde qui nous entoure. L’auteur nous raconte sa nouvelle rencontre avec le Capital, et nous plonge simultanément dans les conditions de son écriture. L’alternance qui se trouve dans le titre entre mort et vivant est structurante, le regard se pose successivement sur la tombe de Marx et sa vie. A l’aide de comparaison avec des auteurs contemporains de Marx comme Gogol ou Dickens, il donne une profondeur littéraire et vivante à ce qui parfois peut avoir l’aspect d’une description froide et abstraite du fonctionnement du capitalisme. En mettant par exemple en parallèle les propos de Marx sur l’habit (exemple utilisé dans le Capital pour développer la forme-valeur) et les habits qu’il portait effectivement, il fait s’immiscer une autre dimension : celle de la corporéité brute subissant la misère de plein fouet.
Ce livre propose d’utiliser l’analyse de Marx pour étudier le rôle du transport dans l’économie capitaliste. En gardant comme objectif de déterminer les possibilités d’action en termes de choix politiques, l’auteur donne à voir les obstacles provenant spécifiquement de la structure même du capitalisme qui obstruent le champ d’action autant des individus que des groupes sociaux à l’intérieur de la société. L’articulation principale étant entre « économie politique » et « transport » ce livre doit nécessairement retenir notre attention.
Introduction

Dick Howard est un professeur retraité, il
Cet ouvrage, publié en 2009 aux PUF rassemble différents articles sur Marx, et non sur le Capital comme le suggère le titre. Franck Fischbach annonce dans la présentation générale qu’il ne s’agit pas de se limiter à une exégèse de Marx et de constater que tel ou tel auteur aurait fait des « contre-sens » sur Marx 
L’ouverture des archives a permis, depuis 1975, d’accéder progressivement à tous les textes de Marx et d’Engels, y compris des lettres et des manuscrits inédits, et d’en envisager l’édition. Ce que l’on appelle maintenant la MEGA2 (Marx-Engels-Gesamtausgabe) pourrait comprendre finalement plus de cent vingt volumes. Michael Heinrich a su exploiter cette mine pour révéler aux lecteurs des aspects inconnus de Marx, comme sa fréquentation des tavernes ainsi que ses essais poétiques, et faire revivre le monde dans lequel il évoluait, avec ses contraintes, ses espoirs, ses débats d’idées.