Texte de travail par Emmanuel Barot pour l’Université populaire de Toulouse, en 2013:
Archives de catégorie : Capital
M. F. TOUATI & E. BAROT, Capital, valeur, plus -value; exploitation du travail (autour du Livre I du Capital )
Document de préparation de séance sur le livre I du Capital.
Le dernier Marx
Le dernier Marx
Dans la dernière décennie de sa vie, Karl Marx entame un vaste travail de recherche sur les sociétés pré-capitalistes, à travers notamment la lecture des grands anthropologues et historiens de son siècle tel Lewis Morgan.
« Le dernier Marx » présente, pour la première fois en français, des traductions d’extraits des notes prises lors de ces recherches, ainsi que les textes les plus importants écrits à ce sujet par différents auteurs. On y découvre un Marx toujours passionné et prêt à remettre en cause certains présupposés déterministes et « eurocentriques » de sa pensée, loin de la figure monolithique forgée par ses épigones.
Comme au siècle dernier on a redécouvert le jeune Marx, sa fougue et sa poésie combattante, il faut redécouvrir le « dernier Marx », meilleur remède à toutes les orthodoxies qu’on a construit en son nom mais contre lui.
The Unmaking of Marx’s Capital Heinrich’s Attempt to Eliminate Marx’s Crisis Theory by Andrew Kliman, Alan Freeman, Nick Potts, Alexey Gusev, and Brendan Cooney
Critique de Michael Heinrich par « l’école keynésienne »:
Michael Heinrich’s recent Monthly Review article claims that the law of the tendential fall in the rate of profit (LTFRP) was not proved by Marx and cannot be proved. Heinrich also argues that Marx had doubts about the law and that, for this and other other reasons, his theory of capitalist economic crisis was only provisional and more or less in continual flux.
This response shows that Heinrich’s elementary misunderstanding of the law –– his belief that it is meant to predict what must inevitably happen rather than to explain what does happen –– is the source of his charge that it is unproved. It then shows that a simple misreading of Marx’s text lies at the basis of Heinrich’s claim that the simplest version of the LTFRP, “the law as such,” is a failure. Marx’s argument that increases in the rate of surplus-value cannot “cancel” the fall in the rate of profit is then defended against Heinrich’s attempt to refute it. Finally, the paper presents evidence that Marx was indeed convinced that the LTFRP is correct and that he regarded the crisis theory of volume 3 of Capital as finished in a theoretical sense.
Dialektik der Wertform de Hans Georg Backhaus.
Ouvrage cardinal de la Neue Marx-Lektüre, Dialektik der Wertform de Hans Georg Backhaus.
« Backhaus et Reichelt, furent de ceux à partir de 1968, qui élaborèrent et fondèrent une interprétation logique de la théorie marxienne de la valeur, une interprétation logique des déterminations les plus abstraites du capital contenues dans le Marx de la maturité. Car Marx ne part pas du matériel historico-empirique du capitalisme (sa genèse historique), mais de sa charpente logique déjà déployée, quand le capitalisme fonctionne déjà sur ses propres bases. Marx dans son oeuvre développe une théorisation où les rapports qu’entretiennent les catégories critiques (marchandise, travail abstrait, capital…) ne peuvent pas se baser sur leur chronologie historique. » Voir pour plus de précisions l’article de Clément Homs sur palim-psao, sur l’article « Dialectique de la forme-valeur ».
Lien vers le pdf incluant la plupart des articles de Hans-Georg Backhaus.
La Neue Marx-Lektüre : critique de l’économie et de la société, par R. Bellofiore et T. R. Riva (revue période)
La Neue Marx-Lektüre : critique de l’économie et de la société
Même si nous n’en partageons pas toutes les critique, cet article permet d’avoir un aperçu assez complet sur un mouvement important en Allemagne, mais qui n’a connu presque aucun relais en France, sinon par ses épigones de la « Critique de la valeur », dont certains de ses membres proviennent de la Neue Marx-Lektüre. Il conviendrait de s’interroger sur cette lacune dans le paysage théorique français et de la combler.
Marx en Enfer, la Critique de l’économie politique comme katabase, par William Clare Roberts
Marx in Hell: The Critique of Political Economy as Katabasis
This paper examines one of the many Judeo-Christian allu-
sions in Marx’s corpus, his citations of Dante in the “1859
Preface” and the preface to the first edition of Capital. It demon-
strates that Marx borrowed key features of Dante’s Inferno for
his own critique of political economy, and that Marx thereby
situated his critical journey through economics as the heir to
the Western tradition of the katabasis, the formative descent
into the underworld. This undermines the dichotomization of
religion and science prevalent in Marxology, and suggests that
Marx must be read outside both of these traditional categories.
Marx in Hell: The Critique of Political Economy as Katabasis en pdf
La production de plus-value absolue
Commentaire par Michael Heinrich du début du chapitre 5 du Capital : Procès de travail et procès de valorisation
Traduction d’un extrait de « Wie das Marxsche Kapital lesen? » (Comment lire le Capital de Marx?) vol. 2, de Michael Heinrich. Le volume 1 portant sur les chapitres 1 et 2 est paru aux éditions Smolny.
Comme indiqué à la fin du 4e chapitre, il est maintenant question du procès de production. La table des matières montre bien que la production n’est pas uniquement le thème de la troisième section, mais aussi de la quatrième et de la cinquième. Il n’est pas immédiatement expliqué ce qui est entendu par « survaleur absolue ». Cela n’aura lieu que dans le 10e chapitre, c’est-à-dire dans le quatrième paragraphe.
Classe, lutte de classe et déterminisme historique, Michael Heinrich
Classe, lutte de classe et déterminisme historique Michael Heinrich
Extrait du livre de Michael Heinrich, Kritik der politischen Ökonomie. Eine Einführung (Critique de l’économie politique. Une introduction), chapitre 10.3. Le chapitre 10 dont cet extrait est la troisième et dernière partie, s’appelle Le fétichisme des rapports bourgeois.
De nombreux courants du marxisme traditionnel ont compris l’analyse de Marx comme étant avant tout une analyse de classe et de la lutte entre bourgeoisie et prolétariat. Pour la majorité des conservateurs et des libéraux aujourd’hui, les concepts de « classe » et en particulier celui de « lutte de classes » sont « idéologiques », ce qui ne veut rien dire de plus que « non-scientifiques ». En règle générale, c’est surtout à gauche que l’on utilise ces concepts. Il est important de rappeler tout d’abord que le « discours de classe » n’est en aucun cas spécifique à la contribution de Marx. Déjà avant lui, les historiens bourgeois parlaient de classes et de lutte de classes, et David Ricardo, le plus important représentant de l’économie politique classique, avait même dégagé que les trois grandes classes des sociétés capitalistes (capitalistes, propriétaires fonciers et travailleurs) avaient des intérêts fondamentalement opposés.