Paru dans Neues Deutschland, le 13/03/2009
Traduction I.J., le 13/03/2020
Dans cet article, Michael Heinrich présente de manière générale l’intérêt d’un retour à Marx pour expliquer les crises, mais surtout expose sa thèse de la crise comprise comme « réunification violente des deux sphères » de la production et de la consommation (pour plus de précisions, voir l’article Krisis und die Krise, bientôt disponible en français).
L’amplification de la crise l’année passée a remis la personne et l’œuvre de Karl Marx sous les projecteurs. Tels que les chiffres des ventes de ses livres le montrent, cet intérêt croît régulièrement depuis quelques années. Ce phénomène a atteint son apogée avec la rupture de stock du Capital l’automne dernier. Mais qu’a-t-il donc encore à nous dire sur la crise économique actuelle ? Cet intérêt nouveau n’est-il pas simplement dû à l’état déplorable dans lequel se trouvent les sciences économiques aujourd’hui ?

Kevin Anderson, au sujet du livre de Raya Dunayevskaya, Rosa Luxemburg, Women ‘s Liberation and Marx’s Philosophy of Revolution (New Jersey, Humanities Press et Sussex, Harvester Press, 1982).
David Ricardo, Karl Marx et l’antagonisme nécessaire des intérêts de classe, Mathieu-Joffre Lainé, 2017
Depuis l’obtention de sa thèse en sciences politiques sur la théorie marxienne de la valeur à la Freie Universität de Berlin en 1987, Michael Heinrich ne cesse de contribuer à un renouveau de la lecture et de l’étude de Marx. Spécialiste de théorie marxiste et d’histoire des théories économiques, il a été jusqu’en 2014 rédacteur en chef de PROKLA, revue allemande de sciences sociales critiques. Michael Heinrich anime par ailleurs depuis des années en Allemagne des groupes de lecture du Capital, qui lui ont inspiré la rédaction d’un manuel de lecture. Il se consacre depuis 2018 à la rédaction d’une des plus conséquentes biographies de Marx.


Dans le présent ouvrage, Michael Heinrich développe une approche inédite et éminemment didactique du chef d’œuvre de Marx en offrant aux lecteurs, paragraphe après paragraphe, un commentaire très serré des deux premiers chapitres du Capital, dont la densité de raisonnement et l’importance des fondements conceptuels qu’ils introduisent (travail abstrait, forme-valeur, forme-monnaie, caractère fétiche de la marchandise, etc.) en rendent la lecture souvent ardue. L’auteur répond ainsi à une attente profonde de Marx, qui faisait du mode d’exposition une dimension essentielle de sa méthode. Sans partir d’évidences souvent établies a posteriori, ou de présupposés politiques, ce livre est à ce jour le seul véritable manuel d’exploration scientifique du Capital, dont la lecture doit être concomitante.
Article paru sur le site
Ce texte de Paul Mattick a été publié la première fois en 1949 (dans la revue Left, n°152) mais il aborde des questions qui suscitent bien des interrogations encore aujourd’hui…
Extraits de Critique de l’économie politique. Une introduction de Michael Heinrich (Kritik der politischen Ökonomie. Eine Einführung, Schmetterling Verlag).
A world to win, The life and works of Karl Marx, Sven Eric Liedman, 2018
Capitalisme vs. Etat ? Du «changement» selon la gauche anticapitaliste